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MEDIA VIOLETTE JUSTICE

Le silence n'honore personne.

LES DÉLINQUANTS DE LA JUSTICE

ARTICLESPosted by Media Violette Justice Sat, March 05, 2016 14:13:23


Il arrive un moment où les choses doivent être remises à leur place, et reconsidérées selon un angle approprié à ce qu’elles sont. Dans la protection de l’enfance et la partie de l’institution judiciaire qui l’accompagne (affaires familiales et justice des mineurs, privilège régalien des tribunaux pour enfants), le règne de la terreur, peut-être plus qu’ailleurs, semble établi de droit divin.

Or, si les représentants de l’autorité publique et la justice doivent être respectés, ils ne méritent le respect que pour autant qu’ils sont porteurs de concepts universels et sacrés, tels que, notamment, l’application des lois de la République, l’allégeance à la Constitution et aux Droits de l’homme, ainsi que la défense de la Convention internationale des droits de l’enfant, dont nous ne cesserons de rappeler que la France est signataire. Tous ces intervenants sont désignés pour être acteurs des idéaux et des textes qui régissent la vie en société dans un pays démocratique et républicain. La réalité des faits démontre malheureusement que dans les matières qui nous préoccupent, toutes les lois, tous les textes nationaux ou internationaux, et toutes les règles, sont honteusement violées, avec la sourde complicité de ceux dont le devoir est pourtant de lutter contre la fraude, la corruption, les crimes et délits institués par le Code pénal.

C’est très exactement l’inverse auquel on assiste : dans ce monde parallèle que constituent la protection de l’enfance et les services sociaux, ce « Juridik Park »1, toutes les dérives sont cautionnées, voire encouragées lorsqu’elles servent des intérêts particuliers. Une récente affaire, déjà évoquée dans nos précédents articles, révèle qu’une maman, après s’être fait arracher ses enfants à l’école, devant tout le monde, est restée plus de quatre mois sans savoir où ils étaient. Cette séquestration, car il s’agit bien de cela, s’est faite en toute connaissance de cause par tous les intervenants sollicités, jusqu’à la mairie, où le silence est de mise. C’est-à-dire qu’en permanence, sur ce terrain glissant, la frontière entre le silence et la complicité devient chaque jour plus étroite : la mairie refuse d’intervenir en se taisant, parce qu’agir reviendrait à reconnaître la gravité des faits et donc à mettre en cause ses propres services, et sa responsabilité. Tout cela pour protéger qui ? Les services de l’aide sociale, bien entendu.

Par laxisme souvent, par lâcheté presque toujours, par intérêt parfois, on laisse commettre les pires crimes en plein coeur de la République. On n’ose pas mettre en cause un magistrat qui a manifestement violé la loi ou commis un abus de pouvoir ; on n’ose pas sanctionner un travailleur social qui se rend coupable de faux en écriture ; on n’ose pas démissionner un assistant social qui kidnappent des enfants ou fermer des services de protection sociale qui travaillent dans la plus incroyable illégalité.

À partir de quel moment la fonction ne rend-elle plus la personne qui en est investie respectable ?

Dans la vie réelle, les gens sont renvoyés pour des fautes bien moindres, et condamnés pour des infractions bien plus futiles. N’importe qui essaierait de poser une pancarte « Psychologue » sur sa porte en organisant des consultations facturées finirait en prison. À juste titre, sous le chef d’usurpation de titre et de fonction et d’escroquerie. Mais dans le microcosme de la protection de l’enfance et du service social, la même personne ne sera jamais inquiétée pour des faits de même nature, et pour aussi longtemps qu’elle contribuera au rentable trafic d’enfants organisé par ses pairs.

En toute autre matière en effet, celui qui commet un crime ou délit s’appelle un délinquant. Qu’il s’agisse d’un juge, d’un policier, d’un conseiller général, d’un maire, d’un simple travailleur social ou d’un

trafiquant de drogue, celui qui commet un crime ou un délit est un délinquant et doit être jugé comme tel :

« La loi doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »2

Nous n’avons ni crainte ni respect envers le voleur de sacs à main ou le resquilleur qui tente d’échapper à ses impôts. Pourquoi en aurions-nous vis-à-vis de ceux qui, sous prétexte qu’ils sont investis d’une fonction publique, en abusent et se considèrent au-dessus des lois en s’octroyant le pactole des dépenses sociales prélevés sur l’argent public ?

1 Le crime d'être père, Sylvain Moraillon, éd. La boite à Pandore

2 Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, article 6




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