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MEDIA VIOLETTE JUSTICE

Le silence n'honore personne.

PLACEMENTS ABUSIFS, LA QUESTION POUR TOUS

ARTICLESPosted by Media Violette Justice Sat, March 05, 2016 14:07:16


Il est un fait que le placement abusif fait polémique. Il est un fait que le placement abusif met les journalistes mal à l’aise. Il est un fait que le placement abusif est un sérieux problème pour les politiques comme pour les institutions. Non parce qu’il est polémique en lui-même, il l’est à juste titre, mais simplement parce qu’il existe.

Or, la question qui pose question, c’est bien celle-ci : comment le placement abusif peut-il exister, alors que l’essentiel des lois en vigueur permet de l’éviter ? Pour répondre à cette question, il faut aborder le sujet sous un angle différent : le placement abusif concerne tout le monde, parce qu’il révèle, dans son mode opératoire, les trop nombreux facteurs de destruction des institutions républicaines, à commencer par la corruption et l’appât du gain. Et ce qui concerne chaque citoyen de ce pays, parent ou pas, à travers lui, c’est bien le comportement délictuel, et parfois criminel, des représentants de l’état abusant de leur position, et qui mettent leurs intérêts personnels avant les intérêts de l’état, qui non seulement leur a accordé leur confiance, mais les rémunère également avec les deniers publics. Dès lors, il apparaît d’une extrême complexité de reconnaître ouvertement les dérives inexcusables de magistrats ou de travailleurs censés représenter l’état dans l’enceinte des tribunaux et les départements, en charge de l’Aide sociale à l’enfance.

Tous les citoyens sont concernés, parce que c’est leur argent que l’on détourne, parce ce que ce sont leurs propres lois qui sont violées, parce que c’est leur sécurité qui est en danger quand la violence d’une justice arbitraire devient la norme et que l’on doit s’interroger avant toute audience sur l’intégrité du magistrat appelé à présider. A ce stade, dans le processus du placement abusif, nous dépassons de très loin le simple mécontentement populaire, antique et inhérent à la nécessité de rendre justice : de toute éternité, un procès a toujours fait au moins un râleur. Mais en cette matière, les lois sont consciemment violées par les intervenants. Ni les lois de la République, ni la Constitution, ni la Convention des droits de l’homme n’ont plus la moindre réalité, elles sont bafouées, avec le plus grand cynisme pour servir des intérêts tout autres que ceux des enfants et des familles. Crimes de faux en écriture publiques, parjures, usurpation de titres, abus de droits, enlèvements et rétentions d’enfants, harcèlement moral et acharnement juridique, détournement de fonds publics, mépris des procédures d’assistance éducative, menaces, intimidations et tant d’autres délits, sont commis quotidiennement par des intervenants que l’on croirait au-dessus de tout soupçon : magistrats, services sociaux, experts avérés ou prétendus, médecins, pédopsychiatres, policiers, huissiers, avocats complices. Dans certains parquets des mineurs, sans foi ni loi, on invente des procédures fantômes, pour condamner les parents protecteurs et innocenter les coupables, dans l’intention manifeste de pourrir des situations familiales parfois déjà complexes, ce qui justifiera ultérieurement les décisions de placement illégales. On fait disparaître des preuves, on massacre les droits de la défense, on fait comme si les inscriptions en faux n’existaient pas. Ce sont donc les institutions qui sont mises à mal, pourtant ce ne sont pas elles qu’il faut condamner, mais bien les délinquants qui les pervertissent en abusant de la légitimité qu’elles leur donnent. À cela faut-il encore ajouter le corporatisme, si prégnant dans les professions assermentées et libérales, qui fait que l’on est si récitent, au barreau, au conseil de l’ordre des médecins ou ailleurs, à sanctionner des pairs qui, pour reprendre l’euphémisme du CSM, « dévient ».

L’expérience démontre enfin que le système, car il faut bien appeler les choses par leur nom, pour éviter de s’attirer les foudres du pouvoir politique, a choisi la stratégie de l’acharnement judiciaire contre nos représentants, élus, ministres ou députés. En les salissant avec de moindres peines, quelles qu’elles soient, la plupart du temps pour des motifs qui ne retiendraient l’attention de personne, ils s’assurent de leur silence. Ce n’est ni plus ni moins qu’un chantage juridique, et dont le sens est clair même s'il est "non dit" : l’indépendance de la justice, pour ce type de magistrats, signifie simplement : ne venez pas mettre votre nez dans nos affaires, on a vous déjà mis une condamnation en guise d’avertissement. L’opinion publique se détourne alors de ses représentants, dans une défiance qui porte les idées les plus ignominieuses et les plus fascisantes à devenir les principales forces d’opposition du pays. La corruption peut donc fleurir à tout va, et les lanceurs d’alerte, comme les parents protecteurs, deviendront les proies de ses profiteurs. Il est malsain, au sein de la République, qu’aucun contre-pouvoir réel n’existe face à la toute-puissance de la magistrature, et qu’aucune sanction ne soit jamais prise contre des juges qui se moquent autant de la loi que de la justice.

Voilà donc pourquoi le placement abusif gêne autant. Voilà donc pourquoi également, il nous concerne tous : il révèle que le citoyen ordinaire ne peut plus faire confiance à ses institutions, ni à ses juges pour faire valoir ou respecter ses droits. C’est le reflet d’une époque où la notion d’intérêt général semble avoir été complètement oblitérée par les élites dirigeantes. Et qu’il convient de remettre sur le devant de la scène.






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