MEDIA

MEDIA

MEDIA VIOLETTE JUSTICE

Le silence n'honore personne.

QUI FAIT LA LOI EN FRANCE ?

ARTICLESPosted by Media Violette Justice Tue, September 27, 2016 17:28:28


Notre association, depuis plusieurs années, tente de faire cesser les innombrables abus commis dans la protection de l’enfance et la justice des mineurs. Au rang des aberrations constatées, et particulièrement intolérables, celle des structures en illégalité d’exercice engrangeant l’argent public sans pour autant remplir les missions qui leur sont confiées, ne cesse de nous abasourdir.

Il faut avant tout rappeler que lesdites structures sont essentiellement des associations de droit privé, en principe délégataires, par contrat, de missions de services publics. Elles bénéficient donc des largesses des collectivités, et de certains services de l’état, mais uniquement dans le cadre des prérogatives qui leur sont confiées par les textes législatifs en vigueur, et de manière, du moins en théorie, strictement encadrée.

L’illégalité d’exercice commise par une structure qui œuvre pour le compte de la justice est, de notre point de vue, plus spécialement inacceptable. C’est pourtant une réalité quotidienne, puisque 42% des structures médico-sociales exercent sans habilitation ni autorisation quelconque. Cela étant, le pire est ailleurs. De l’argent détourné, des enfants mal pris en charge – voire pas du tout, par les travailleurs sociaux, des parents détruits par l’institution au lieu d’être aidés comme l’imposent les textes relatifs à l’assistance éducative, des enfants qui sortent de l’Ase pour devenir terroristes et répandre la terreur qu’on leur inflige depuis leur plus jeune âge à leur tour parmi leurs concitoyens, tout cela ne représente que la face émergée d’un iceberg sur lequel s’amoncellent abus de pouvoir et corruption, mépris de l’état de droit et sentiment de toute puissance, cynisme et certitude de l’impunité.

Certaines de ces associations disposent en effet des moyens de nier jusqu’à l’existence de la République et de la Loi. Elles n’hésitent pas à affirmer, aux parents que nous prenons en charge, qu’elles font « ce qu’elles veulent ». Et c’est vrai. Elles font la loi dans les tribunaux, trouvant des juges qui leur obéissent au doigt et à l’œil, même lorsqu’elles exigent des décisions impensables, ou interdites par le législateur. Prises la main dans le sac de leurs fraudes, elles s’arrangent avec des procureurs complices, souvent de simples substituts des mineurs, pour faire disparaitre par milliers les plaintes dont elles sont l’objet pour faux et usages de faux, escroquerie au jugement, enlèvement et rétention d’enfant, abus de pouvoir, et bien d’autres réjouissances… Leurs victimes sont poursuivies à leur place, et détruites, sur la base de faux en écriture authentiques. À lire certains jugements rendus sur la base de leur rapport, on a parfois l’impression que ce ne sont pas les magistrats qui les ont écrits, mais la femme de ménage, en passant par là, vite fait. Il arrive même que ces gens aient connaissance des jugements de correctionnels avant les principaux intéressés. Avant tout le monde. Parce qu’ils les écrivent eux-mêmes ? Parce qu’ils les dictent aux magistrats ? Parce que le trafic d’influence remplace l’état de droit ou parce que l’argent du placement abusif coule à flots ?

La question démocratique se pose alors dans toute son amplitude : qui fait la loi ? Une simple association de droit privé profitant illégalement de l’argent public, ou l’élu, député ou sénateur, dépositaire de l’expression du peuple et garant de l’état de droit ? Ces associations et leurs personnels ne sont jamais inquiétés ni poursuivis quelle que soit la gravité de leurs exactions. Elles ont le pouvoir de truquer des procès, de contraindre des juges à les suivre dans leurs forfaitures, de s’arroger des compétences psychiatriques qu’elles n’ont pas, d’utiliser certains agents de la police, des huissiers, des employés de services publics, à des fins douteuses, pour harceler les parents dont elles prennent les enfants, sans motif de danger légitime et avec tant de barbarie ; de faire perdre son travail à un père de famille, de faire couper les droits aux allocations familiales à une mère déjà désespérée, de rompre tout lien, définitivement, entre les enfants et leurs parents, alors que même une personne écrouée a encore le droit de voir les siens. Elles peuvent également détourner votre courrier, surtout s’il s’adresse à des hauts fonctionnaires, ou s’il émane, à votre intention, des ministères. Nous avons nous-mêmes pu le constater, un courrier de l’hôtel Matignon ne nous étant jamais parvenu, pourtant renvoyé deux fois.

Alors vraiment, qui fait la loi dans ce pays ? Le gouvernement et les chambres parlementaires, ou quelques associations en illégalité d’exercice produisant de faux arrêtés préfectoraux, de faux décrets de reconnaissance d’utilité publique, de faux jugements ? La justice, déjà mal aimée de nos concitoyens, ne tire aucun avantage à traiter ces malfrats avec tant de mansuétude, bien au contraire. En imposant le silence au lieu du procès, elle ne fait qu’aggraver la défiance de nos concitoyens pour les institutions de la République et nos élus. À moins que cela ne soit principalement l’objectif recherché… Dans un de nos dossiers, un juge s’est même permis de protéger un terroriste.

Comment tout cela est-il possible en France, pays des droits de l’homme et terre de République ? Et jusqu’à quand une telle impunité continuera-t-elle de ravager notre nation de l’intérieur, là où l’ennemi est le plus redoutable, quand il se pare de l’apparence du serviteur de l’état mais ne pense en réalité qu’à le piller, tel un vautour s’acharnant sur un corps en décomposition ?