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MEDIA VIOLETTE JUSTICE

Le silence n'honore personne.

TEMOIGNAGE : EURE-ET-LOIR, RETENTION ILLEGALE DE 4 FILLETTES

ARTICLESPosted by Media Violette Justice Sat, March 05, 2016 13:42:06

Laetitia, Orianne, Angela ont été soustraites illégalement et abusivement à leurs parents en 2012 pour être placées à l’Aide Sociale à l’Enfance. Depuis, elles n’ont plus revu leurs parents. Leur petite soeur, âgée de 12 mois, est soustraite le 12 avril 2013, en pleine audience devant le juge des enfants du tribunal de grande instance de Chartres. Les parents la voient 1 heure tous les 2 à 3 semaines en visites médiatisées. (Eure-et-Loir)

Nous avons ici un classique du placement abusif et illégal : infractions en foison, diffamation, faux, calomnies, abus de pouvoir, déni de justice, harcèlement de la famille, préjudices financiers. Dans cette affaire, il y a tous les ingrédients décrits dans le rapport de Violette Justice pour le comité de pilotage pour la protection de l’Enfance, disponible sur notre site.

Pour plus de renseignement, contactez les parents à cette adresse : branor.daniela@gmail.com

En 2009, notre famille quitte la région parisienne, pour s’installer à la campagne. Nous sommes heureux : nos enfants sont beaux. C. 20 ans, B. 15 ans, Angéla 9 ans, Laetitia 4 ans et Orianne 1 an. Nous avons acheté une maison dans l’Eure et Loir, pour que nos enfants s’y épanouissent. Tout nous sourit. Nous partons pour nos vacances d’été aux Antilles, voir la famille de mon époux. Nos enfants adorent cette île, magnifique, le soleil, la chaleur des gens, la plage. A ce moment, nul ne devinait les drames qui allaient s’abattre sur notre famille.

A notre retour, c’est la rentrée scolaire. Et puis, 2 mois après, un drame : mon mari fait un grave accident de voiture le 29 octobre 2009.

Cet événement est gravé dans nos mémoires. Je me souviendrai toujours de ce jour. Mon époux a pris sa voiture pour se rendre à son travail. Il y avait un brouillard si épais qu’il n’a pas vu le talus au milieu de la route. La voiture a fait plusieurs tonneaux, et il s’est retrouvé coincé dans la voiture, renversée. « Votre mari a eu un accident, il a été transporté à l’hôpital de Dreux, il est dans le coma », m’annonce l’adjoint du maire. Ce jour-là, j’ai perdu la tête, j’aime tant mon mari. Je ne savais pas comment annoncer aux enfants cette mauvaise nouvelle. Ce fut très douloureux et une souffrance pour moi et mes enfants.

Mon époux est resté 10 jours dans le coma.

Pendant son séjour à l’hôpital, je reçois un coup de fil d’une assistante sociale qui m’annonce que le directeur d’école primaire aurait fait un signalement d’enfants en danger, pour Angéla, puis nos 3 fillettes. Elles seraient « mutiques, tristes, fatiguées ». Ce sont les termes qui seront toujours écrits dans les ordonnances judiciaires et jugements. Après 3 mois passés à l’hôpital, mon époux doit rester au domicile10 mois en convalescence.

Jusqu’en 2014, strictement personne ne fera mention de l’accident de mon mari, et de l’impact sur notre famille et les enfants. J’apprendrai plus tard qu’une pétition de parents avait été faite contre ce directeur d’école dans la commune voisine, car il faisait des signalements abusifs. Il parait que les parents ont même déposé plainte contre ce directeur d’école. J’apprendrai aussi qu’il est en lien avec les services sociaux et que son frère, qui travaillait au conseil général d’une région voisine, a été condamné par la Justice pour corruption en 2004. Nous recevons une convocation pour une audience devant le juge des enfants le 16 juillet 2010. Le juge décide une mesure d’investigation et d’orientation éducative pour 6 mois. Ce qui veut dire une enquête pour voir si nos enfants sont en danger chez nous et pourquoi ils sont « tristes, fatiguées, mutiques ». Cela me fait râler. Je ne comprends pas pourquoi on vient voir chez nous alors que des enfants sont vraiment maltraités ailleurs. Nous sommes déjà suffisamment malheureux avec mon mari qui se remet doucement de son terrible accident. Il est encore faible, en convalescence à la maison. Il reprend le travail en Novembre 2010.

Nous repassons devant le juge pour la fin de l’enquête, le 3 mars 2011. Et là, c’est reparti pour un tour : cette fois c’est pour 1 an, et il s’agit d’une AEMO, « Assistance éducative en milieu ouvert ». Nous avons des rendez-vous avec 2 personnes Madame BE. Educatrice, et Madame BO. A la fin de cette mesure, l’audience est prévue pour ce jour fatidique du 16 mars 2012. Mon époux n’ayant pu se libérer, et moi n’ayant pas trouvé de véhicule pour me rendre au tribunal, nous fumes absents à l’audience. La juge a fait appel aux forces de l’ordre (la police) pour venir chercher mes enfants à la maison. Imaginez-vous cette scène digne d’autres pays, d’autres temps ? Le 22 mars 2012, en France, dans un village de l’Eure et Loir, la police, Madame BE. et Madame BO. sont venues chez nous pour nous arracher nos 3 filles. Ce fut un déchirement, une souffrance indescriptible de voir mes enfants partir. J’étais enceinte, je voyais mes 3 filles partir en pleurs : Angéla 12 ans, Laetitia 7 ans et Orianne 4 ans.

Le soir même, sous l’effet du choc, j’accouche sous césarienne de ma fille Daniela. Puis, dans mon lit d’hôpital, le Docteur L. médecin psy à la maternité, m’informe qu’il est au courant pour mes enfants placées. Il ajoute que c’est l’Aide Sociale à l’Enfance qui l’envoie pour me surveiller !!! Le lendemain, je reçois la visite d’une employée de la PMI, Madame P. qui me dit la même chose. Elle me dit d’emmener dorénavant Daniela à la PMI pour ses visites pédiatriques. Une semaine après mon accouchement, soit Le 30 mars 2012, nous avons une autre audience devant le juge des enfants. Nous avons un avocat commis d’office. Je vois pour la première fois, l’inspectrice de l’ASE Madame LO. Madame BE. a donné son rapport, qui demande le maintien du placement de nos filles. Une fois encore, on parle de nos filles « tristes, fatiguées, mutiques ». La juge décide le maintien jusqu’au 30 mars 2013. Nous avons alors droit à voir nos filles, en visites médiatisées.

Nous faisons aussitôt appel de la décision. A ce moment, nous ne savions pas encore que la cour d’appel de Versailles est le binôme du tribunal pour enfants de Chartres, et que nous sommes simplement dans une parodie de justice. Lors d’une visite médiatisée, le 6 avril 2012, nos filles nous répètent qu’une éducatrice leur a dit que Daniela sera aussi placée.

Donc, encore confiants dans l’intégrité et l’honnêteté des magistrats, nous passons le 29 juin 2012 devant la cour d’appel de Versailles. Plein d’espoirs, nous attendons impatiemment la décision, prévue pour septembre. Aujourd’hui, nous savons que cela a servi, comme dit Violette Justice, à faire de la compilation de preuves et de noms. Cela nous console dans notre malheur. Coup de théâtre, en juillet 2012, l’éducateur du foyer de nos filles nous annonce au téléphone que nos visites sont annulées. Nous ne verrons plus ni ne parlerons plus à nos filles jusqu’à aujourd’hui. Le motif est qu’Angéla aurait avoué qu’elle aurait subi des agressions sexuelles de la part de son frère. Nous sommes abasourdis. Nous n’y croyons pas. Je vous laisse imaginer ce que notre fils vit depuis.

Au final, nous croyons en l’innocence de notre fils, qui commence à aller mal. Les associations qui nous soutiennent aussi y croient. La suite des événements confirmera que c’est un mensonge monté de toutes pièces pour justifier le placement de nos filles à l’Aide Sociale à l’Enfance. Ainsi, en juillet 2012, nous sommes sous le choc et en demande ardente d’explications. Nous voulons voir nos filles. La brigade des Mineurs nous convoque. A partir de là, cette pseudo enquête pénale est du n’importe quoi, une comédie fantasque, sans queue ni tête. Comme ont vécu d’ailleurs d’autres parents dont je lis régulièrement les témoignages sur Internet, et dans le livre de Sylvain MORAILLON (merci à lui de nous raconter tout ça).

Conformément à la stratégie rodée des placements abusifs et illégaux, l’histoire va continuer. Donc, en septembre 2012, une lettre de Madame LO., l’inspectrice à l’ASE, nous informe qu’elle a saisi le procureur de la république concernant Daniela. Et suite à cela, audience le 16 octobre 2012. Nous avons une autre juge des enfants. Mais comme dit Violette Justice : « les juges se succèdent, mais se ressemblent », c’est-à-dire que le suivant valide les infractions des précédents. Ce que fit Madame H. Madame la juge H. décide que tout va bien pour Daniela mais qu’il faut continuer le suivi à la PMI. Mon intuition me dit d’arrêter ce suivi. Je vais alors chez notre médecin traitant. Heureusement que nous avons pris cette décision !

En décembre 2012, mon fils B., 18 ans, se laisse entraîné par un homme de 20 ans plus âgé. Il a bu lorsqu’avec cet homme connu de la police, et ancien repris de justice, ils essaient infructueusement de voler 2 personnes. Le voilà incarcéré depuis le 1er décembre 2012 en détention provisoire pour « complicité de vol avec violences ». Les visites au parloir se font dans les pleurs. Mon fils me demande sans cesse, dans les larmes, pourquoi « nous avons tant de malchance ! ». Violette Justice nous dira « ce n’est pas la malchance, c’est une stratégie rodée de placement abusif et illégal». Daniela ne connait pas ses 3 soeurs, elle voit son frère au parloir de la prison. Notre aînée, meurtrie comme nous, habite sur Paris, et vient nous rendre visite. Elle est courageuse.

A suivre…

Documents :

Notre inscription en faux :

http://violette-justice.com/Medipart/20140223_inscription_faux_-_anonyme.pdf

Le rapport de Violette Justice, décrivant la stratégie de placement abusif et illégal d'enfants en France :

(rapport remis au comité ministériel de pilotage sur l'évaluation de la protection de l'enfance)

http://violette-justice.com/20140430%20Rapport%20pilotage%20-%20Copy.pdf